25 mars 1858

« 25 mars 1858 » [source : BnF, Mss, NAF 16379, f. 67], transcr. Anne-Sophie Lancel, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.5095, page consultée le 26 janvier 2026.

Je me réchauffe en t’aimant, mon bien-aimé, car jusqu’à présent je n’ai pas encore eu une étincelle de feu chez moi. Tout à l’heure dès que j’aurais cessé de frotter l’une contre l’autre mon âme à mon cœur j’allumerai un feu sterling dans ma cheminée. Dieu j’entends quelqu’un, je ne sais pas qui.

Vendredi soir, 8 h.

Je me fais l’effet quand je te gribouille ma restitus de quelqu’un qui voudrait faire tenir l’océan dans un verre. Il ne serait qu’absurde et moi je suis complètement ridicule dans l’effort que je fais pour [illis.] mon amour dans un si petit espace. Cependant, je recommence tous les jours cette tentative insensée avec une constance digne d’une meilleure plume. Et puis je t’aime, et puis je t’aime, et puis je t’aime. À tout à l’heure mon bien-aimé.

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo réchappe d’un grave anthrax, qui l’immobilise et l’empêche de voir Juliette, follement inquiète, pendant plusieurs semaines.

  • 11 avrilJuliette Drouet visite Hauteville-House. Expérience déprimante.
  • 3 juillet-4 octobreHugo est atteint d’un grave anthrax qui manque de l’emporter. Pendant des jours, Juliette est privée de sa vue, et obtient de ses nouvelles via les servantes, et leur médecin qui l’informe.